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JULIEN GRACQ

JULIEN GRACQ

Un balcon en forêt

Lundi 2 novembre 16h

Salon Louis Armand, 12 rue de Poitiers

Présentation

À l'automne 1939, l'aspirant Grange rejoint dans l'Ardenne son lieu d'affectation, une maison forte située dans la forêt, près du village de Moriarmé.

Alors que la présence de la guerre ne se manifeste guère que sous la forme d'une menace abstraite et vague, Grange passe ses journées entre la forêt, la maison forte, le village, et bientôt la maison de Mona, une jeune femme qu'il a rencontrée dans les bois et dont il est devenu l'amant.
L'espace et le temps semblent peu à peu se déréaliser et le monde acquérir pour Grange une tonalité poético-onirique de plus en plus marquée.

Le 10 mai 1940, les Allemands lancent leur offensive dans les Ardennes. Mona s'en va en même temps que les autres habitants de Moriarmé.
Resté seul avec trois soldats sous ses ordres, Grange est blessé lors de l'attaque de la maison forte. Après avoir erré dans la forêt, il retourne au village maintenant désert, et va s'étendre sur le lit de Mona.


lpLouis Poirier dit Julien Gracq (nom de plume) (1910 - 2007), est un écrivain français.

Si Au château d'Argol, son premier roman, fortement influencé par le romantisme noir et par le surréalisme, a attiré l'attention d'André Breton, c'est avec Le Rivage des Syrtes et surtout le refus de son auteur de recevoir le prix Goncourt en 1951 que Julien Gracq s'est fait connaître du public.

Reconnaissance paradoxale pour cet écrivain discret qui s'est effacé derrière une œuvre protéiforme et originale, en marge des courants dominants de la littérature de son époque (voire en opposition avec eux), qu'il s'agisse de l'existentialisme ou du nouveau roman.

Après avoir abandonné l'écriture de fiction, Julien Gracq publie à partir de 1970 des livres qui mélangent bribes d'autobiographie, réflexions sur la littérature et méditations géographiques.

Traduites dans vingt-six langues, étudiées dans des thèses et des colloques, proposées aux concours de l'agrégation, publiées de son vivant dans la bibliothèque de la Pléiade, les œuvres de Julien Gracq ont valu à leur auteur une consécration critique presque sans équivalent à son époque.